Reparation des boutons de plip et de telecommande voiture
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Pourquoi changer ? Quand on peut réparer !

Obsolescence programmée en détails

"Obsolescence programmée" :  C'est quoi ? 

Remplacer une télécommande en indiquant au client que cela ne se répare pas sous-prétexte que l'on a délibérément fait tout ce qu'il fallait pour ne plus les prendre en charge, c'est de l'obsolescence programmée par "défaut de service" .  

  C'est malheureusement pratiquée par presque tous les industriels aujourd'hui. Notre livre d'or regorge de témoignages de clients qui ont subi ce type de méthodes avant de passer par notre entreprise.

  Nous sommes de plus en plus de réparateurs d'électronique ou d'électroménager, de cordonniers, de serruriers, de garagistes à refuser ces méthodes expéditives qui nous sont imposées par des constructeurs qui ne distribuent plus de schémas, de procédures, de fournitures, de pièces détachées ou alors à de prix exagérés et des délais aberrants. 

  Remplacer des télécommandes en panne ou l'ensemble du système pour une soudure défectueuse, pour un faux-contact, pour un bouton en caoutchouc percé, usé, pour un interrupteur endommagé, voir pour une batterie soudée "irremplaçable", alors qu'elle est parfaitement réparable par des moyens ordinaires de maintenance, s'arranger pour que les boitiers ne se démontent plus, c'est aussi de l'obsolescence programmée. 

  Ces méthodes générent des déchets électroniques inutiles, elles obligent les clients à dépenser 4 à 10 fois plus d'argent que nécessaire. C'est un non-sens écologique, économique, social et sociétal. C'est d'autant plus aberant que certaines de ces entreprises bénéficient parfois de label ISO14001 (Haute Qualité Environnementale) !  

Le vieillissement de boitiers est plus ou moins naturel, on pourrait considérer cela comme une "usure normale" ... alors pourquoi les constructeurs ne commercialisent pas les boitiers ?

Les dessous de l'économie ne sont pas toujours très propres.

Une chose est sûre ...

c'est toujours le client qui paie la "consommation"

et la nature qui "trinque"! 

Les méthodes les plus fréquemment utilisées sont ... 

  • Décourager les clients par tous les moyens possibles pour les inciter à acheter un matériel neuf en complexifiant le processus de réparation, en proposant des devis payants inabordables ou en signalant des coûts prohibitifs dès le dépôts de l'appareil et annoncer des délais très longs.  

  • Retarder la disponibilité des fournitures ou des pièces détachées d'origine

  • Fragiliser les matériaux par des choix de dessins ou de matières, pour qu'ils cassent après la période de garantie ou à la moindre contrainte électrique, thermique ou mécanique ... pour justifier la vente d'extension de garantie très rentables. Utiliser de plus en plus des afficheurs à écrans LCD ou led, des claviers à membranes, des micro-switch, des pièces fragiles non-remplaçables ou a des coûts de remplacement indécents (afficheur de télécommande à 60€ ht prix professionnel pour des télécommandes valant 69€ ttc prix public) 

  • Souder les boitiers (par thermo-soudage aux ultrasons, les collés ou les rendre indémontables par des vis à usage unique, des emboitements ou des rivets) en prétextant le risque électrique. 

  • Masquer les références des composants standards, effacer ou changer les références de composants afin de compliquer le dépannage pour les techniciens non-agréés.  

  • Généraliser l'utilisation de micro-contrôleurs spécifiques utilisant des logiciels "verrouillés" ou "propriétaires" auxquels personne ne peut avoir l'accès, sous couvert de protection industrielle ou d'anti-piratage.  

  • Verrouiller l'accès aux schémas techniques détaillés (en créant des réseaux de SAV de très "haute-technicité" et en limitant leurs interventions à des changements de cartes complètes au lieu de ne changer que les composants Hors-Service.

  • Réduire les qualités des composants, des soudures, des organes électro-mécaniques par soucis d'économies. (exemple des boutons plastiques souples ci-contre)

  • Multiplier les gammes de pièces détachées (par leur formes mécaniques ou par programmation numérique) sans raison valable (exemple du nombre effrayant de modèles de cartouches d'imprimantes pour une même marque, alors qu'elles ont les mêmes capacités et performances)

  • Ne plus assurer la formation des réseaux de maintenance.

  • Ne plus assurer dans l'Education Nationale de formation manuelle suffisante pour préparer de vrais techniciens dépannant toujours "au composant"  et non "à la carte". 

    Pour toutes ses raisons, la plupart des réparateurs en électronique grand-public ont dû baisser les bras progressivement et les indépendants les plus performants ont faits faillites, ou ne peuvent plus valoriser ou céder leurs fonds de commerces. 


   Les industriels ne sont pas des imbéciles, loin s'en faut ! 

    Les bureaux d'études travaillent dur. Non pas pour que votre appareil soit inusable et incassable comme on pourrait le croire (ça c'etait avant), mais bien pour que la qualité intrinsèque des matériaux soit la plus juste possible, sous couvert d'un bon rapport qualité-prix. 

    Si l'évolution des gammes de produits et l'amélioration de leurs performances sont profitable aux consommateurs. Cela s'appelle l'évolution technologique et c'est parfaitement louable. 

Si l'évolution technologique, la mode et les tendances, les promotions, les produits d'appels bas de gamme sont des méthodes marketing tout à fait légitimes ou chaque client bénéficie de sa liberté de choix. Il n'en va pas de même pour les méthodes de Services Après-Vente, dès lors que la période de garantie est terminée. C'est valable pour les fournitures des imprimantes, pour les pièces des ordinateurs et des téléphones, mais aussi pour les télécommandes qui sont des accessoires "indispensables" dans le fonctionnement d'un dospositif complexe ou de sécurité comme les portails, les portes de garages, mais également l'accès des parking privatifs ou des bâtiments et surtout l'utilisation d'un véhicule. C'est là que les choses se compliquent et que les coûts flambent très vite dans l'urgence (remorquage, stationnement sur la voie publique, mise en fourrière,obligatoin d'accepter les conditions du garage qui récupère le véhicule, etc... )  

"Le meilleur déchêt est celui qui n'est pas produit" or la réparation d'un appareil, fût t'il petit comme une télécommande introuvable ou "irréparable", évite l'appareil qu'il commande d'être jeter. 

"La meilleure méthode de recyclage, c'est la réparation", elle génère des emplois qualifiés, de la formation, dans le but d'allonger la vie des produits dans des limites économiques décentes. 

Cette vérité est encore plus criante quand on doit changer un véhicule de plus de 10 ou 15ans  pour un simple problème de carte de démarrage ou de clé alors qu'il est mécaniquement fonctionnel, de changer toute une motorisation de portail ou de volet pour 500€ simplement parce qu'une soudure est abimée, un bouton cassé ou usé, un caoutchouc manquant sur la télécommande, mais que celle-ci n'est plus prise en charge ou disponible chez le constructeur. 

"Dans l'automobile, en cas de panne de télécommande, le consommateur devient l'otage du constructeur "obligé de payer le prix fort de 200 à 700€ (voir beaucoup plus) ou est obliger de remplacer son véhicule (alors que celui-ci est encore mécaniquement en état). Ce sont des dizaines de milliers de véhicules d'occasion mécaniquement parfaitement fonctionnels qui prennent chaque année le chemin de la casse à cause de l'anti-démarrage !

"Aujourd'hui plus que jamais, il est nécessaire, voir indispensable de donner une seconde vie aux objets de notre quotidien, ce n'est pas une question de passéisme. C'est une question de protection du consommateur et c'est une question épineuse de protection pragmatique de notre planète.

Avec l'obsolescence "programmée", l'obsolescence "pré-déterminée", l'obsolescence par "défaut de solution", l'obsolescence par rupture de réseau de fournisseur ou de fabriquant, l'obsolescence par Turn-over des gammes, l'obsolescence malhonnête volontaire, les constructeurs deviennent souvent des constricteurs, étranglant leur propre client par l'hégémonie de leur monopole technique. 

Si les fabriquants, les constructeurs, les industriels veulent grandir et se grandir, ce sera en inventant des produits et des méthodes cohérentes avec les aspirations de leurs clients, tout en tenant compte de notre environnement commun. Pas en jouant les prédateurs de porte-feuille ... 

Si l'on prend l'exemple de l'électro-ménager : 

     Il y a 50 ans, Nos grands-parents achetaient des machines à laver, des réfrigérateurs "solides" fait pour durer 15 à 20 ans, et ils en avaient pour leur argent alors même que la qualité des matériaux n'étaient pas aussi bonne (bakélite, plastiques, aciers), pourtant la conception et la résistance à l'usure, au frottement mécanique des appareils électro-ménager étaient bien meilleurs par l'utilisation de palier en laiton, de support-élastiques de cuve, des compresseurs pratiquement inusable parce que bien conçus.  La réputation d'une marque se faisait par la qualité produit étroitement lié à la qualité de son réseau de service après-vente local y compris dans les bourgs de provinces, chef lieu de canton. 

Si l'on prend l'exemple de la télévison :

     En 1970, les téléviseurs à tubes cathodiques et à lampes devaient être entretenus régulièrement en raison de la poussière, de la fatigue des triodes, du vieillissement des condensateurs, etc... . Mais il y avait un vrai réseau de maintenance à proximité, généralement le vendeur du produit. Les réseaux technico-commerciaux appartenaient aux constructeurs et assuraient une vrai maintenance, avec pièces, schémas, retour d'information des dépanneurs pour donner les astuces de dépannage à l'ensemble des collègues par notes de service et mises à jour des classeurs des databases techniques. Produit par produit. Et il n'y avait pas Internet !

     Il y a 20 ans, nos parents achetaient sur le même principe, mais les choses avaient bien changés avec la mondialisation et nous sommes en train d'en revenir. Le manque de confiance pour la plupart des grandes marques et leur démantélement progressif (Thomson, Brandt, Philips,Radiola, Sony, Sanyo, Moulinex, Hoover, Whirpool aujourd'hui) au profit de produits à bas coût, raccourci la durée de vie des produits manufacturés. 

     Nous, aujourd'hui, plus de 80% des consommateurs considérent souvent le produit le moins cher, la notion de marque n'a plus guère d'importance, sauf dans le haut de gamme, seul le coûtde production compte. Tout est bon pour baisser les coûts et les économies se font sur les choix de matériaux, ce qui limite plus encore la durée de vie.  

    Mais il n'y a pas que le produit lui-même qui compte, il y a toute la chaîne de service après-vente qui doit suivre.

  • avec des prix abordables des pièces détachées.
  • avec une disponibilité des pièces pendant une période longue.
  • avec un suivi des procédures et des notices techniques. 
  • l'accessibilité à ces notices et des plans par l'ensemble des professionnels.
  • avec une mise à jour des logiciels et des firme-ware souvent de courte durée. 
  • avec un esprit de service dans l'intérêt du client et non de la marque.
  • et enfin le facteur "humain" détermine une très disparité dans les solutions proposées en matière de service ( honnêteté, formation, compétence, outillage, réseaux ). 

     Aujourd'hui, cette chaîne d'après-vente est réduite à une peau de chagrin, affiliée obligatoirement aux grandes-surfaces ou aux constructeurs par des agréments qui limites les réseaux de maintenance à défaut de les développer et le but d'un SAV est de conseiller au rachat d'un produit plus récents dont la durée de vie sera encore plus courte au lieu de tout faire, au prix le plus juste pour le consommateur. .

  Inutile dans ces cas-là, de culpabiliser le consommateur ou de pleurer sur l'avenir de la planète, de ces ressources et des trafics en tout genres créant des montagnes de déchets en Inde, en Afrique ou dans les pays d'indonésie, ou les enfants meurent de la pollution que nous générons.

    La multiplication de pannes et surtout la typicité de celles-ci, laisse clairement entendre que ces pannes sont "volontairement induites" par le fabriquant lui-même et de façon évidement incidieuse et pernicieuse. 

Malheureusement, je crains que la perversité de ce systéme sera difficile à établir juridiquement, elle sera contrée par la nécessité économique, les menaces sur l'emploi ou le risque de délocalisation, le transfert de technologie à des pays moins exigeants demeure.

     Mes propos ne sont pas destinés à faire un réquisitoire sur "l'obsolescence programmée", c'est le travail des associations de consommateurs et de protection de l'environnement. Ils sont là pour mettre en lumière les pratiques utilisées par l'industrie pour rendre très rapidement des produits obsolètes. Pas simplement par la solidité des appareils électriques et électroniques, mais surtout par des méthodes d'assemblage, de conception du produit ou par un enchaînement pernicieux de tout un ensemble de pratiques qui poussent le consommateur à être dans l'obligation de remplacer son matériel défaillant dès la première panne. Cela en toute "légalité" sous-couvert de "Qualité de service",de "Sécurité", de"Protection", de "Satisfaction", de "réglementation", de déontologie professionnelle, etc... 

Fidèle à la célèbre technique de la grenouille qu'on met a chauffer lentement dans une casserolle et qu'on ébouillante très lentement sans qu'elle s'en apercevoir. Les comportements des consommateurs se sont "adaptés" à tout "accepter". 

Le télécommandier soutien le travail des "amisdelaterre.org"

et a signé la charte de l'association "Haltealobsolescence.org"

 
1er ATELIER DE REPARATION DE TELECOMMANDES
1er PRIX NET TROPHEES 2004 - 2eme PRIX DEVELOPPEMENT DURABLE
MAITRE ARTISAN TELECOMMANDIER 2014